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Priviléges, sexisme, racisme et écologie : les urgences de ce siècle

[…] Sur une planète où Docteur Google est partout, l’ignorance et la minimisation de ces urgences apparaît donc comme un choix, et dénote d’une certaine lâcheté de conscience. Car même si l’on ne s’occupe pas de la politique, la politique s’occupera de nous. Et si ces politiques destructrices dirigent le Monde, ce dernier ne peut pas se relever de toutes les horreurs commises par notre espèce, tout seul. Et choisir de ne pas agir, de ne pas s’impliquer pour rester tranquille, c’est déjà un choix. Celui de s’en remettre à d’autres.

Celui qui hantait les ténèbres – une nouvelle terrifiante de Howard Phillips Lovecraft

[…] Il n’y avait que très peu de monde à cet endroit, néanmoins Blake aperçut un policier à l’extrémité nord de la place et vint à sa rencontre afin de lui poser quelques questions au sujet de l’église. L’homme, un grand Irlandais en bonne santé, fit le signe de la croix et chuchota que les gens ne parlaient jamais de ce bâtiment. Lorsque Blake insista, il avoua rapidement que les prêtres italiens mettaient les habitants en garde contre cette construction, jurant qu’un mal monstrueux y avait vécu jadis y laissant une marque indélébile. […]

Ju-On Origins x Féminisme : la figure du fantôme féminin japonais

La nouvelle série Netflix Ju-On Origins (2020), énième remake de la célèbre saga de J-horror initiée par Takashi Shimizu en 2000, reprend le thème d’une maison hantée par une rancune si puissante que rien ne peut l’apaiser. La raison de cette terrible malédiction étant, dans chaque opus, la colère d’une femme et son enfant injustement assassiné.e.s par un mari, un père, un beau-père devenu fou de jalousie.

Sorcellerie x Féminisme : la revanche des sorcières

La sorcellerie et la magie ont toujours inspiré et intrigué l’humanité. La croyance en une possibilité de contrôler les forces de l’univers, de la marche des astres à la transformation des métaux, de soumettre des tempêtes et orages à sa volonté ou encore de ressusciter les morts (nécromancie), répond aux mêmes besoins psychologiques et si humains d’expliquer les forces de la nature (comme c’est le cas avec la religion) mais aussi de les contrôler, de les dompter. L’image de la sorcière est, quant à elle, passée de vieille femme au nez crochu de mauvaise augure à véritable icône féministe luttant contre l’ordre établi, indépendante, cherchant à contrôler sa propre vie et ne laissant pas les autorités et structures mises en place de gouverner, à leur place, leurs choix et leur libre-arbitre. La sorcellerie et la magie reviennent à la mode avec les mouvements courants philosophico-religieux New Age comme c’est le cas de la Wicca et le néo-chamanisme et le néo-druidisme. Un regain d’intérêt pour les cultures occidentales qui ont trouvé dans ces mémoires du passé des enseignements et des messages universels toujours d’actualité.

Les Fantômes de l’Asie sur nos écrans

Qui ne connaît pas quelques créatures fantastiques de la culture asiatique ? Le monde virtuel, de l’animation et du manga déborde de ces mamono, bakemono, kemono, shinigami et autres yôkai et yûrei japonais et de plus en plus des phii du folklore thaï. Le cinéma nippon, particulièrement d’horreur, fait vivre ces fantômes, ces onryô aux cheveux longs noirs habillés de blanc sortant d’un puits abandonné, d’une rivière vaseuse et d’un grenier poussiéreux. Davantage humoristique, il en est de même pour le cinéma thaïlandais qui suit le même chemin que l’archipel nippon avec ses films d’horreur peuplés de phii, ou encore, à l’instar de la télévision sud-coréenne, avec ces dramas fantastiques et karmiques. De Nanno de Girl from Nowhere (Netflix, 2018) à la nymphe thaïe de Nang Mai (Pen-ek Ratanaruang, 2009) sélectionné au festival de Cannes en 2009, l’audiovisuel thaïlandais devient un concurrent solide face aux nouvelles productions culturelles et mondialisées du Japon et de la Corée du Sud.